Mercredi 21 Octobre 2015
Et une nouvelle frontière
de franchie ! Encore une fois sans encombre. J'ai juste mis une
bonne demi heure pour retrouver le reçu du paiement du permis de
tourisme mexicain, nécessaire pour la sortie du pays. Il s'était
égaré dans ma voiture, le vilain!
Mes premiers tours de
roues en pays guatémaltèque me font vivre un notable changement de
décor. Géographiquement, tout d'abord, ici, c'est la montagne qui
prédomine. Elle est partout, haute, verte et abrupte, des
plantations de café et de maïs s'accrochant à ses raides parois,
et ses sommets ensevelis sous d'inquiétantes nappes de nuages
grisâtres. Mais le changement est aussi économique. En entrant au
Guatemala, on est clairement descendu d'un cran dans le niveau de
vie. Si j'avais cru que les route mexicaines étaient mauvaises,
c'est que je n'avais pas encore étrenné les guatémaltèques. Les
trous sont nombreux et il est fréquent que la route soit recouverte
de coulées de boue (il pleut beaucoup dans le coin) ou de rochers descendus
de la montagne voir l'asphalte de plus près.
Les routes sont donc
moins bien entretenues mais aussi bien plus sales, de nombreux
déchets jonchent le sol et les décharges sauvages sont fréquentes
faisant le bonheur des chiens errants. Les maisons qui bordent la
route, lorsqu'elles ne sont tout simplement pas que des cabanes
faites de tôles et de bâches en plastique, se résument à un
empilement de moellons sans même une couche de peinture (comme il
était fréquent au Mexique).
Ma première escale en
pays guatémaltèque est Quetzaltenango, deuxième ville du pays, où
je suis généreusement accueilli par Arnoldo, qui va prendre le
temps de me faire visiter sa cité. Entre les bains d'eau chaude au
milieu de la jungle, l'ancien volcan qui domine la ville, le marché
central et la pierre noire en forme de tête humaine, où les
chamanes du coin pratiquent la magie noire, invoquant des démons, on
aura pas eu le temps de s'ennuyer.
Vient ensuite le tour de
Chichicastenango (on est bel et bien au pays des noms à rallonge).
Ville située au cœur de la montagne, elle est réputée pour son
grand marché qui envahit le centre. Les stands
sont montés, et démontés, à une vitesse hallucinante (j'ai pu
voir, à la même place, trois stands différents, dans la même
journée), faisant disparaître places et rues sous des montagnes de
vêtements ou de tissus magnifiques aux couleurs éclatantes, de statuettes
artisanales, de poulets fris ou de tortillas à la farine de maïs
noire, aplaties à la main par des guatémaltèques en tenues
traditionnelles devant vos yeux ébahis. Mais Chichicastenango, c'est
aussi une façon bien particulière de vivre la religion catholique.
Les églises, toutes de blanc vêtues, ont devant leurs portes et
dans leur nef, des sortes d'autels où croyants et chamanes
viennent brûler leurs offrandes, cierges, plantes, nourritures et
autres, provoquant un épais nuage de fumée noire qui rentre dans
l'édifice. Je vous raconte pas l'odeur et la couleur des murs à
l’intérieur ! Le cimetière, lui aussi, est remarquable. Les tombes sont toutes peintes de couleurs bariolées et parfois mieux entretenues que les maisons elles-mêmes.
| Les chamanes devant l'église du cimetière. |
bonjour François,
RépondreSupprimerJe suis épatée que ta voiture tienne le choc!!! Tu l'as vraiment bien choisie.
Bon Guatemala.
So far, so good...
SupprimerSuper cette incursion au Guatemala même par écran interposé :-). Vivant, chaleureux, coloré, odorant. On y est. Merci François !
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