lundi 26 octobre 2015

Mercredi 21 Octobre 2015


Et une nouvelle frontière de franchie ! Encore une fois sans encombre. J'ai juste mis une bonne demi heure pour retrouver le reçu du paiement du permis de tourisme mexicain, nécessaire pour la sortie du pays. Il s'était égaré dans ma voiture, le vilain!
Mes premiers tours de roues en pays guatémaltèque me font vivre un notable changement de décor. Géographiquement, tout d'abord, ici, c'est la montagne qui prédomine. Elle est partout, haute, verte et abrupte, des plantations de café et de maïs s'accrochant à ses raides parois, et ses sommets ensevelis sous d'inquiétantes nappes de nuages grisâtres. Mais le changement est aussi économique. En entrant au Guatemala, on est clairement descendu d'un cran dans le niveau de vie. Si j'avais cru que les route mexicaines étaient mauvaises, c'est que je n'avais pas encore étrenné les guatémaltèques. Les trous sont nombreux et il est fréquent que la route soit recouverte de coulées de boue (il pleut beaucoup dans le coin) ou de rochers descendus de la montagne voir l'asphalte de plus près.
Les routes sont donc moins bien entretenues mais aussi bien plus sales, de nombreux déchets jonchent le sol et les décharges sauvages sont fréquentes faisant le bonheur des chiens errants. Les maisons qui bordent la route, lorsqu'elles ne sont tout simplement pas que des cabanes faites de tôles et de bâches en plastique, se résument à un empilement de moellons sans même une couche de peinture (comme il était fréquent au Mexique).
Ma première escale en pays guatémaltèque est Quetzaltenango, deuxième ville du pays, où je suis généreusement accueilli par Arnoldo, qui va prendre le temps de me faire visiter sa cité. Entre les bains d'eau chaude au milieu de la jungle, l'ancien volcan qui domine la ville, le marché central et la pierre noire en forme de tête humaine, où les chamanes du coin pratiquent la magie noire, invoquant des démons, on aura pas eu le temps de s'ennuyer.
 
 
 
 
 
 
 
 


Vient ensuite le tour de Chichicastenango (on est bel et bien au pays des noms à rallonge). Ville située au cœur de la montagne, elle est réputée pour son grand marché qui envahit le centre. Les stands sont montés, et démontés, à une vitesse hallucinante (j'ai pu voir, à la même place, trois stands différents, dans la même journée), faisant disparaître places et rues sous des montagnes de vêtements ou de tissus magnifiques aux couleurs éclatantes, de statuettes artisanales, de poulets fris ou de tortillas à la farine de maïs noire, aplaties à la main par des guatémaltèques en tenues traditionnelles devant vos yeux ébahis. Mais Chichicastenango, c'est aussi une façon bien particulière de vivre la religion catholique. Les églises, toutes de blanc vêtues, ont devant leurs portes et dans leur nef, des sortes d'autels où  croyants et chamanes viennent brûler leurs offrandes, cierges, plantes, nourritures et autres, provoquant un épais nuage de fumée noire qui rentre dans l'édifice. Je vous raconte pas l'odeur et la couleur des murs à l’intérieur ! Le cimetière, lui aussi, est remarquable. Les tombes sont toutes peintes de couleurs bariolées et parfois mieux entretenues que les maisons elles-mêmes.
 
 
 
 
 
Les chamanes devant l'église du cimetière.
 
 
 
 

3 commentaires:

  1. bonjour François,

    Je suis épatée que ta voiture tienne le choc!!! Tu l'as vraiment bien choisie.
    Bon Guatemala.

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  2. Super cette incursion au Guatemala même par écran interposé :-). Vivant, chaleureux, coloré, odorant. On y est. Merci François !

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