dimanche 28 juin 2015


Mercredi 24 juin 2015




J'ai repris la route. Comme si je l'avais quittée... J'ai décidé d'aller faire un tour à Vancouver, voire comment se porte la capitale de la Colombie Britannique. Pour se faire, je dois traverser à nouveau, mais cette fois d'est en ouest, la province, empruntant la Canadian Highway n°1 pendant près de mille kilomètres. Après les parcs nationaux de Jasper, de Banff et de Yoho, leurs hautes montagnes, leur climat humide et leur végétation composée presque entièrement de résineux et de mousses diverses empruntées à des régions d'une autre latitude, l'itinéraire qui m'amène à Vancouver va me procurer d'autres sensations.

D'abord, j'ai dû remonter une immense vallée. Juxtaposée à celles des parcs nationaux, que je viens de parcourir, elle étonne par le décalage qu'elle crée avec ses voisines. Moins hautes que les précédentes, les montagnes environnantes sont sèches, quasiment sablonneuses. Elles enveloppent une immense rivière, ou plutôt un immense marécage, car celle-ci est parsemée de roseaux et autres plantes aquatiques, qui font que l'ont a plus l'impression d'être au bord d'une rizière d’Asie du sud-est qu'au beau milieu du nouveau monde. Entre ce serpent d'eau douce et ces pentes stériles, une coulée verte accueille de nombreuses habitations et fermes, toujours en bois, souvent cossues, éparpillées ça et là, et où se prélassent vaches, chevaux et autres carcasses de voitures abandonnées. Les gens d'ici ont, en effet, une fâcheuse tendance à conserver toutes leurs anciennes voitures, et à les laisser dépérir au beau milieu de leurs jardins (les jardins sont à la mesure du continent, démesurés...)







Derrière cette vallée et la barrière rocheuse qui la délimite, s'étend un enchevêtrement de grands lacs, dans lesquelles les canadiens prennent plaisir à exercer toutes sortes d’activités nautiques diverses et variées (pêche, voile, ski nautique, yachting, scooter des mers...) Tous ces lacs permettent aussi d'alimenter les très nombreux golfs qui longent la route de ce coin de la Colombie Britannique, semble-t-il très prisée par les vacanciers. Mais, dès que l'on quitte le bord des lacs, on se retrouve plongé dans une campagne presque profonde, champêtre, bucolique, vallonnée avec ses fermes, ses pâturages, ses champs de céréales, à peine troublés par la ligne de chemin de fer, qui relie les deux océans, la Pacific Railwa





A peine quelques kilomètres plus loin, après avoir passé la ville de Kamloops, qui n'a d'amusant que le nom, c'est un paysage quasiment désertique qui s'offre à vous, enfin à moi. La route se prélasse au sein de gigantesques vallons où ne poussent que de maigres arbustes et des herbes turquoises et dorées, qui donnent réellement l'impression d'être en plein Farwest. En fait, on y est vraiment : il fait chaud, lourd, de nombreux ranchs, avec leurs interminables barrières en bois bordent mon itinéraire, empêchant les vaches et le chevaux d'enrayer mon avancée, les poteaux électriques longent la chaussée, tissant un réseau de fils qui semble sans ne jamais devoir se terminer.










Puis, en se rapprochant de Vancouver, les montagnes se relèvent, abruptes, rocailleuses, les résineux réapparaissent encore plus larges et plus grands, et la route se montre sinueuse alors que je passe des cols, qui me mènent d'une rivière jusqu'au lac qui lui donne naissance. Des panneaux m’avertissent, indiquant la présence de couguars dans les parages. J'espère vivement que ma randonnée du jour ne leur donnera pas raisons...





vendredi 26 juin 2015


Lundi 22 juin 2015





Avant de quitter le parc national de Banff, je suis passé par la ville du même nom, qui, malgré une forte présence de boutiques à touristes, possède un certain charme. Lotie au cœur des montagnes et traversée par plusieurs rivières, elle possède un « vrai » centre avec des rues qui restent à taille humaine.






Un Wapiti prudent, qui regarde avant de traverser.

 
 

J'ai ensuite fait un petit tour dans le parc national de Yoho, adjacent aux deux précédents. Ce parc, petit par la taille est réputé pour ces nombreux lacs et ses spectaculaires cascades !

 
 
Les Twin Falls (j'ai besoin de vous expliquer pourquoi?)

 
 

Emerald Lake

Emerald Lake

Pont naturel creusé par l'eau.
 

samedi 20 juin 2015


Vendredi 19 juin





Ce petit détour en Alberta n'avait pas uniquement pour but de vous parler de l'industrie minière de la province ou de la descendance de la reine Vicoria, non, l'objectif était la traversé des parcs nationaux de Jasper et de Banff par la route 93, itinéraire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO s'il vous plaît ! De l'avis de toutes les personnes rencontrées sur la route, ces parcs sont un des plus bel endroit du Canada. Il y a un peu plus de 300km de route entre Jasper et Banff, les deux grandes villes situées aux extrémités des deux parcs. Et effectivement, les paysages sont grandioses. La route s'infiltre au creux d'une longue vallée où les montagnes environnantes comme courbées par l'érosion sont recouvertes d'un manteau de forêts et coiffées d'un voile blanc de neige. Les bas-cotés fourmillent d'animaux sauvages créant des embouteillages à causes des touristes qui s'arrêtent pour recueillir leurs souvenirs de vacances. Oui, car voilà le soucis, de part sa réputation, justifiée, de joyaux de la nature, les parcs de jasper et de Banff attirent les visiteurs comme le Mexique, les gitans (private joke). Et c'est là que le bas blesse... Depuis que je suis parti d'Anchorage, et en dehors des zones urbaines, je n'ai jamais croisé autant de voitures sur la route, jamais dormi dans des campings aussi pleins, jamais côtoyé autant de monde sur les chemins de randonnées. Du coup, le côté nature sauvage en prends quand même un sacré coup... Ajouté à cela toutes les contraintes induites par le fait d'être dans un parc national : un contrôle (payant ) à l'entrée, des règlements à suivre à la lettre un peu partout, des signalétiques omniprésentes, tout cela pour préserver une nature « vierge » de toute trace humaine juste de l'autre côté de la route... On a un peu l'impression d'être dans un gigantesque parc d'attraction où Mickey a juste ôté son short ridicule pour retourner dans la forêt !

Malgré tout, ça reste absolument magnifique, et on a l'impression d'être immergé en permanence au cœur d'une immense carte postale sans jamais pouvoir en sortir...









Le deuxième jour, je suis allé faire une randonnée au dessus du lac Maligne qui doit être absolument somptueux lorsque le temps est dégagé (ce qui n'était pas le cas). Après une bonne heure d'une rude montée à travers la forêt, j'arrive aux alpages, là où les arbres laissent la place aux arbustes, aux fleurs et autres herbes folles. Là où les paysages se découvrent, là où la randonnée prend tout son sens. Je brandis mon appareil photo, et je shoote :

 
 
Les plus observateurs d'entre vous (où ceux qui ont déjà regardé plus bas, petits malins) auront remarqué une petite tâche noire au milieu de l'image. Et en réalité, cette tâche, elle bougeait ! Moi et mon zoom ,on se rapproche de la dite tâche :
 


Et oui, une maman grizzli avec son petit, en plein déjeuner de fleurs des prés ! J'ai beau avoir lu Boucle d'or, maman grizzli squattait mon chemin de randonnée, et j'ai pas eu le courage d'aller voir si elle m'avait laisser un bol de soupe...

 
 
 


 
 
Les magnifiques chutes d'Athabasca. Rassurez-vous, si jamais il vous venait à l'idée de tomber dedans, et de mourir, vous aurez droit à une jolie plaque en métal poli apposée sur un des bancs qui surplombe le site !
 
 
 


 





Le glacier d'Athabasca. C'est pas très beau, non ? De toutes façons, dans 100 ans, il aura fondu !

 

vendredi 19 juin 2015


Mardi 16 Juin 2015





Après Dawson Creek, je bifurque vers l'Alberta, province qui tient son nom d'une tête couronnée dont tout le monde a oublié l'existence... Je traverse la ville de Grande Prarie, qui, pour le coup, porte bien son nom car édifiée au beau milieu d'une immense plaine particulièrement plate, très verte, où les prés se succèdent, et dans lesquelles traînaillent paisiblement vaches, chevaux, bisons et autres animaux non identifiés ( lamas? ). Une petite halte dans le Rock Lake Provincial Park, très bien entretenu par nos amis le miniers et autres pétroliers où j'ai pu attendre que vienne l'orage. Dans la brochure présentant ce type de parc, on nous raconte les différentes étapes de vie d'une mine, et qu'elles finissent toujours par donner un joli lac entouré de forêts ; on nous explique également comment différencier un feu provenant d'un forage de gaz de celui d'un forage de pétrole et quel numéro appeler le cas échéant...







En attendant l'orage...


samedi 13 juin 2015


Samedi 13 juin





Le trajet reliant Fort Nelson à Dawson Creek est loin d'être le plus remarquable de l'Alaskan Highway. Presque 500 km de bitume, des paysages d'une platitude qui ferait passer la Beauce pour les contreforts des Cévennes, des arbres à perte de vue et pas un seul croisement, pas un seul village traversé, pas un seul signe de présence humaine... Et pourtant, régulièrement, démarrent depuis la Highway de larges bandes de terre, comme tracées à la règle, et qui s'enfoncent au cœur de la forêt. Ces routes, car il s'agit bien de routes, permettent d'accéder aux multiples zones d'extractionde gaz et de pétrole qui fleurissent dans la région. Et oui, il faut bien que je puisse mettre de l'essence dans mon joli 4X4 ! Cette activité pétrolifère, un des rares signe de vie économique dans ces centaines de milliers d'hectares de forêt, donne naissance à de nombreux campements aussi rudimentaires que temporaires, parsemés de bungalows préfabriquées, qui permettent de loger les quelques courageux qui veulent bien céder un peu de confort moderne contre quelques espèces sonnantes et trébuchantes.



Les campements de travailleurs du pétrole, ça fait rêver, non ?
 





La fracturation, en surface, ça ressemble à ça!






 le pont de Kiskatinaw, situé sur l'ancien trajet de l'Alaskan Highway





jeudi 11 juin 2015

Jeudi 11 juin



Sur la route de Fort Nelson, je fais de petites pauses dans les parcs provinciaux de Muncho Lake et de Stone Mountain. Au menu, randonnées courtes et longues, rencontres avec les autochtones à poils plus ou moins longs et camping délibérément sauvage....


Muncho Lake




Stone Mountain



Stone sheeps



Caribous