Dimanche 18 octobre 2015
Après le Yucatan,
direction plein sud vers l’État du Chiapas, qui doit me mener à
la frontière guatémaltèque. Le changement s'opère, l’influence
des caraïbes diminue au fur et à mesure que la route s'élève et
que les courbes se resserrent. Le temps est toujours aussi chaud et
humide, mais la jungle doit désormais s'accrocher à des pics
montagneux, parfois particulièrement abruptes.
Ma première escale est
Palenque, dont l'immense site archéologique me révèle ses nombreux
monuments de calcaire blanc au milieu d'une sombre forêt tropicale.
De grandes pyramides aux escaliers majestueux, de multiples temples
dédiés à des divinités oubliées et un immense château dominé
par une élégante tour, dans lequel on peut errer et remonter
le temps l'espace d'une promenade.
Le lendemain, je prends
le chemin de San Cristobal De Las Casas, au cœur du Chiapas, environ
250km de route. Malheureusement, à mi-chemin, alors que je m'étais
arrêté faire le plein, la pompiste m'informe que la route menant à
San Cristobal est fermée, bloquée par des Zapatistes. « Pour
combien de temps ? » je lui demande dans mon espagnol de
novice. « Ah bah on sait pas trop, ça peut durer 24 heures,
une semaine ou un mois ! ». Heureusement, je n'étais pas
tout seul dans la voiture, j'avais pris en stop deux touristes
espagnols avec qui on a pu trouver un itinéraire bis à travers les
montagnes du Chiapas pour déjouer les plans de l'armée zapatiste !
On est donc parti sur les petites routes (ou plutôt les chemins) de
terre avec parfois plus de trous que de terre, à demander notre
chemin à chaque village traversé (y a pas trop de signalisation
dans le coin). Environ 6 heures de conduite pour faire 150 kilomètres
au milieu de paysages magnifiques, composés de minuscules villages
aux maisons de briques et de tôles, sertis de plantations de maïs
et de douces forêts, le tout sur fond de sommets disparaissant sous
le brouillard.
Berceau de la révolte
zapatiste, San Cristobal De Las Casas est situé au cœur de l’état
du Chiapas et de ses montagnes, où je retrouve, enfin, un peu de
fraîcheur. La ville est à la fois touristique et dynamique, et de
nombreux occidentaux viennent y habiter. Les rues et les marchés
fourmillent de mayas en tenue traditionnelle, descendus de leurs
hauteurs pour vendre tissus, vêtements, bijoux, fruits et légumes
ou pains de maïs. Les maisons basses, coiffées de tuiles rouges,
sont toutes peintes de multiples couleurs vives qui contrastent avec
la grisaille d'un ciel empli de nuages. Et les quelques édifices qui
parsèment le centre ville (surtout des églises) sont vraiment
sublimes et font de chaque promenade, un véritable régal pour les
yeux.
Avant de quitter le
Chiapas, et le Mexique, je fais escale dans la jolie ville de Comitan
De Dominguez, « pueblo magico », qui possède une place
centrale de toute beauté !
salut mon frère !
RépondreSupprimertu as échappé à patricia ? l'ouragan patricia ???
portes-toi bien !
bonne suite de route !
nous, nous partons naviguer !
(Odile)