Samedi 19 mars 2016
La route qui relie Cusco à Puno, sur les bords du lac Titicaca, traverse l’altiplano péruvien. Un vaste plateau, perché à plus de 3000m d’altitude, entouré de hauts sommets enneigés. La végétation y est rase et rare, tout comme les quelques villages, qui subsistent ici. Les paysages ressemblent un peu aux steppes mongoles. Des étendues vertes, qui apparaissent comme infinies, au creux desquelles broutent quelques ruminants paisiblement gardées par des bergers, dont la lascivité semblent être l’unique réponse à l’azur du ciel et à la dureté du soleil.
La grande ville de Puno qui borde le lac coté péruvien n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est ses collines pleines de constructions de briques, denses et rosées, qui descendent à l’unisson en direction des eaux fraiches et limpides du lac.
Mais depuis Puno, on peut rejoindre certaines fameuses îles, qui ont fait la réputation du lac. On commence, tout d’abord, par les célèbres îles flottantes d’Uros. Construites sur une espèce de mélange de tourbe et de roseaux entremêlés, ces îles flottes réellement sur les eaux tranquilles du lac. Et les populations indigènes vivent toujours dessus, même s’il semblent qu’elles ne font plus qu’attendre le prochain bateau rempli de touristes, qui sauront leur acheter leurs modestes babioles artisanales et venir faire une ronde sur une de leurs charmantes embarcations de roseaux.
Un peu plus loin, les îles d’Amantani et de Taquile se révèlent plus authentiques. Elles me font penser, même si je n’y ai jamais mis l’ombre d’une semelle, à ce que pourraient être les îles grecques. Des îles tout en collines et hauteurs, saupoudrées de quelques falaises impressionnantes, où les cultures en terrasses sont dominées par des temples de pierres dédiés à d’antiques cultes. Le tout sous le regard bienveillant d’une population, que la rudesse du soleil a ,semble-t-il, empêché d’évoluer depuis des temps ancestraux.
De l’autre côté du lac, en territoire bolivien,cette fois-ci, au cœur de l’isthme qui partage le lac en deux parties presque égales, s’étend la petite ville de Copacabana (pas la plage brésilienne, l’autre). Bien que très touristique, la cité reste calme et constitue un lieu idéal pour admirer les couchers de soleil sur le lac ou pour se balader le long de ses rives tout en contemplant les mythiques îles du soleil et de la lune.






























































