dimanche 27 mars 2016

Samedi 19 mars 2016



La route qui relie Cusco à Puno, sur les bords du lac Titicaca, traverse l’altiplano péruvien. Un vaste plateau, perché à plus de 3000m d’altitude, entouré de hauts sommets enneigés. La végétation y est rase et rare, tout comme les quelques villages, qui subsistent ici. Les paysages ressemblent un peu aux steppes mongoles. Des étendues vertes, qui apparaissent comme  infinies, au creux desquelles broutent quelques ruminants paisiblement gardées par des bergers, dont la lascivité semblent être l’unique réponse à l’azur du ciel et à la dureté du soleil.
La grande ville de Puno  qui borde le lac coté péruvien n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est ses collines pleines de constructions de briques, denses et rosées, qui descendent à l’unisson en direction des eaux fraiches et limpides du lac.






Mais depuis Puno, on peut rejoindre certaines fameuses îles, qui ont fait la réputation du lac. On commence, tout d’abord, par les célèbres îles flottantes d’Uros. Construites sur une espèce de mélange de tourbe et de roseaux entremêlés, ces îles flottes réellement sur les eaux tranquilles du lac. Et les populations indigènes vivent toujours dessus, même s’il semblent qu’elles ne font plus qu’attendre le prochain bateau rempli de touristes, qui sauront leur acheter leurs modestes babioles artisanales et venir faire une ronde sur une de leurs charmantes embarcations de roseaux.









Un peu plus loin, les îles d’Amantani et de Taquile se révèlent plus authentiques. Elles me font penser, même si je n’y ai jamais mis l’ombre d’une semelle, à ce que pourraient être les îles grecques. Des îles tout en collines et hauteurs, saupoudrées de quelques falaises impressionnantes, où les cultures en terrasses sont dominées par des temples de pierres dédiés à d’antiques cultes. Le tout sous le regard bienveillant d’une population, que la rudesse du soleil a ,semble-t-il, empêché d’évoluer depuis des temps ancestraux.













De l’autre côté du lac, en territoire bolivien,cette fois-ci, au cœur de l’isthme qui partage le lac en deux parties presque égales, s’étend la petite ville de Copacabana (pas la plage brésilienne, l’autre). Bien que très touristique, la cité reste calme et constitue un lieu idéal pour admirer les couchers de soleil sur le lac ou pour se balader le long de ses rives tout en contemplant les mythiques îles du soleil et de la lune.












jeudi 17 mars 2016

Samedi 12 mars


Passage obligé pour rejoindre le Machu Pichu, la ville de Cusco n’en demeure pas moins une étape digne d’intérêt. Entourée de vertes collines sur lesquelles s’épanchent certains de ses quartiers périphériques, la ville repose sur de nombreux vestiges incas. On peut croiser des restes de temple et de murs dont les pierres polies se jointent parfaitement entre elles selon un procédé antique, mystérieux et esthétique. Cusco regorge aussi de nombreux édifices religieux remarquables. Les espagnols ayant décidé, lors de leur conquête de la ville, de construire une église en lieu et place de chaque temple inca… En plus de cela, quelques vieux quartiers aux délicieuses ruelles aussi pentues que pavées, bordées de maisons blanches aux toits de tuiles se prêtent à de charmantes balades. Alors, même si la ville est envahie par les touristes (moi le premier), et de tous les désagréments qui en découlent, elle reste une destination incontournable pour tout visiteur dans ces contrés.













Parce que le Machu Pichu, ça se mérite, je m’offre quelques jours de marche dans le massif du Salkantay avant d’accéder au site sacré. Entre sommets enneigés et lacs d’altitudes, depuis les montagnes fleuries jusqu’aux vallées étroites, le Salkantay délivre quelques magnifiques paysages. Après 4 jours de randonnée, on arrive enfin au pied du Machu Pichu. Des monts en forme de pain de sucre au creux desquels coule une rivière en furie.









Au Pérou, il pleut mais les touristes sont heureux!





L'arrivée au Machu Pichu Pueblo.

Sauf que, pour accéder au site, il faut encore monter une bonne heure. Une heure d’escalier aux marches aléatoires, dans le noir, parce qu’il faut arriver sur le site à 6 heures du matin pour prendre la photo qui va bien, et sous la pluie, parce que sinon c’est pas marrant. Bref, on arrive enfin en haut pour admirer la vue. La vue sur….rien, vue que le site est perdu dans le brouillard ! Mais heureusement, après quelques minutes d’attente fébrile, les nuages commencent tout doucement à se disperser, faisant timidement apparaitre les pics alentours et nous laissant dans une atmosphère vaporeuse, presque irréelle. On est alors immergé au cœur de ruines ancestrales, de pics acérés et de nuages laiteux. On oublie alors très vite la fatigue, le froid et les chaussures trempées. Particulièrement bien conservé, le site du Machu Pichu est immense. Et il faut bien la journée pour venir à bout de tous ses bâtiments, de tous ses pics et de toutes ses marches. Et malgré l’afflux de touristes, le lieu, perché au sommet de ses pitons rocheux, a gardé toute sa magie.