dimanche 12 juin 2016




Jeudi 2 juin 2016



Au-delà de son statut mythique de ville la plus septentrionale du globe et de fin de parcours pour bon nombre de voyageurs, dont ma pomme, Ushuaia réserve de nombreux attraits. La ville ne possède pas de bâtiment extraordinaire ou de monument remarquable, mais l’homogénéité de ses maisons basses aux façades de bois colorés apporte une atmosphère chaleureuse et accueillante contrastant avec l’austérité de la terre de feu. En effet, après plusieurs heures de bus au milieu de paysages d’une platitude désolante, d’une aridité sans nom et d’un vide abyssal, l’arrivée á Ushuaia fait figure d’entré dans un monde nouveau. Située au bord d’une mer calme, car protégée par de nombreuses îles, et comme poussée vers la baie par les nombreux pics bas et pourtant saupoudrés de neige, Ushuaia  réconcilie mer et montagne. On embrasse à tous moments et d’un seul regard les deux éléments, tout en se demandant comment des sommet enneigés peuvent se retrouver aussi près de l’océan.



















lundi 6 juin 2016

Vendredi 27 mai 2016


Après un peu plus d’un an de voyage, j’ai eu la chance d’admirer quelques magnifiques exemples de ce que la nature peut nous offrir de plus remarquable. Le  « parque nacional de Torres Del Paine » se place à l’évidence dans le peloton de tête. Situé tellement au sud du Chili, qu’il n’est qu’accessible que depuis l’Argentine, le parc est composé d’immenses plaines recouvertes d’une herbe drue et jaunie par les conditions climatiques extrêmes qui règnent ici bas. Ces plaines sont entrecoupées de rivières aussi tumultueuses que les lacs qu’elles alimentent sont placides.
Mais les stars de ce parc, ce sont les jeunes pics de roche gris clairs et acérés,  que l’on peut apercevoir à tous moments. Ils se détachent distinctement d’un ciel bleu électrique et dominent nettement les montagnes noires qui lui servent de berceau. Alors, si le firmament s’y mêle et nous offre, comme il en a parfois ici l’habitude, un coucher de soleil qui enflamme littéralement les cieux, le spectacle devient magique, sinon presque irréel.