samedi 26 septembre 2015


Samedi 26 Septembre 2015



La ville de Teotihuacan fait partie des nombreux passages obligés pour tout touriste qui visite le Mexique. Situé à quelques dizaines de kilomètres au nord ouest de Mexico City, le site présente les restes d'une très anciennes ville pré-hispanique. Édifiée il y a plus de 2000 ans, ce complexe immense et tout en longueur est particulièrement célèbre pour ses deux gigantesques pyramides. La pyramide de la lune et la pyramide du soleil, qui, parait-il, est plus grande que celle de Khéops en Égypte. Il est vrai que la construction est assez impressionnante surtout lorsque l'on sait qu'elle a été bâtie à une époque ou les mésoaméricains ne connaissaient ni la roue, ni l'usage du fer. Ils étaient sûrement moins fainéants que nous... Le site est encore aujourd'hui un lieu sacré pour de nombreux adorateurs des astres qui nous entourent, et il n'est pas rare d'apercevoir au cours de la visite des personnes se livrant à des incantations rituelles ou à quelques danses mystiques au sommet de l'une ou l'autre des pyramides.

 











Jeudi 24 septembre 2015



En Quittant San Miguel De Allende, je prends plein ouest. Je traverse une plaine quasi désertique, j'y retrouve l'ocre du sable et le piquant des cactus. La route s'élève, doucement tout d'abord, puis elle devient de plus en plus abrupte. Les virages se resserrent, deviennent lacets et les camions que je dépasse semblent faire du surplace tant la côte est longue et raide. En passant de l'autre côté de la montagne, contre toute attente, la végétation change subitement. Le sable devient de la terre humide, les cactus se transforment en arbres aux feuilles immenses. Je suis en pleine forêt tropicale au sein d'une chaîne de montagnes particulièrement escarpées : la Sierra Gorda. La région est immense, sauvage et semble être abandonnée de toute présence humaine. Pourtant, lorsqu'on la traverse, on découvre de nombreux villages disséminés un peu partout, au fond des vallées ou accrochés à la montagne.
 












mercredi 23 septembre 2015


Mardi 22 septembre





La ville de Guanajato est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce titre n'est pas usurpé. Construite au beau milieu d'un enchevêtrement de collines, elle donne l'impression d'une immense construction de briques de legos multicolores posés à même la pente. En effet, les maisons cubiques, souvent peintes de couleurs vives, sont toutes collées les unes aux autres et les unes sur les autres, dans une espèce de désordre savamment orchestré. On peut ainsi se balader des heures dans des ruelles, parfois très étroites, qui montent ou qui descendent et se perdre dans les dédales offerts par la cité. Ce qui rajoute encore de la magie au lieu, c'est que partout dans la vieille ville on découvre au détour d'une alcôve, au coin d'une allée, au bout d'un renfoncement, une charmante place ou un monument historique (souvent une église), qui invite à la contemplation. Qui plus est, la grande agglomération qu'est Guanajato (700 000 habitants) est une vraie ville, qui ne vit pas que pour, et par le tourisme (même si il y est important). On sent, en effet, en se baladant en son sein, le souffle d'une réelle activité humaine qui fait battre le cœur de la cité.





















Visitée juste après Guanajato, San Miguel De Allende fait pâle figure. De taille beaucoup plus modeste, elle possède pourtant de nombreux attraits. De vieilles rues pavées de pierres, des maisons aux couleurs chaudes (jaune ou rouge principalement) et quelques superbes églises, dont la lumière du soleil couchant illumine la pierre rose. Pourtant, ici le tourisme semble avoir pris l'ascendant sur la vie sociale. On a l'impression qu'il y a plus d'étrangers dans les rues que de locaux, énormément de retraités américains ayant pris leurs quartiers dans la cité. C'est la première fois que je vois autant de « rednecks » au Mexique (et sûrement pas la dernière...). En outre, San Miguel De Allende semble s'être spécialisé dans l'exhibition de l'artisanat local. Plusieurs rues du centre sont ainsi réservées aux artisans qui dans leurs boutiques ou sur leurs étals vendent bijoux, vêtements, vaisselles, bibelots, peintures et j'en passe. On a parfois un peu l'impression d'être dans supermarché à ciel ouvert du savoir-faire régional, taillé sur-mesure pour satisfaire le besoin de consommation du visiteur d'un jour, afin qu'il puisse ramener son précieux souvenir.








dimanche 20 septembre 2015


Vendredi 18 septembre




Après ces quelques escales côtières, je pars vers l'est, m'enfonçant dans le cœur du Mexique. La route s'élève peu à peu et la forêt tropicale, dense et verte, laisse sa place à de vastes terres agricoles, qui inondent le paysage de champs de canne à sucre et principalement de maïs. Puis, avec l'altitude, apparaissent les plantations d' « agave azul », qui de part leur forme en épis pointus et leur couleur bleu pétrole donnent une tonalité irréelle à la route qui serpente entre les lignes droite dessinées par les planteurs. L'agave azul est l'ingrédient principal de la tequila, boisson nationale et ville que je traverserai quelques kilomètres plus tard.

 
Bon, on voit pas très bien, mais les lignes bleues, c'est de l'agave.



Guadalajara n'est pas que la ville où s'est déroulé un des plus célèbres matchs de l'équipe de France de foot, c'est aussi la deuxième plus grande agglomération du Mexique avec près de 4 millions d'habitants. Je loge quelques jours chez Roberto (un ami de Pepe, pour ceux qui connaissent) et ses deux colocataires Carlos et Parménide (si si !), où entre deux bouteilles de bière on discutera beaucoup, en espagnol ou en français, de la vie au Mexique et à Guadalajara. On ira même se faire une petite partie de foot, où notre équipe cosmopolite mexicano-germano-anglo-franco-polonaise battra haut la main ses adversaires locaux! La capitale de l'état du Jalisco n'est sans doute pas la plus belle ville du Mexique, mais elle respire d'une intense activité culturelle, d'une riche histoire et d'une vraie vie mexicaine moderne. La ville regorge de monuments historiques, auprès desquels sont souvent accolés de vulgaires immeubles en béton du plus vilain effet. Les rues sont rectilignes, se croisant en angle droit, alignant des maisons basses, toujours colorées, et régulièrement parsemés d'arbres verts, qui apportent un côté bucolique à l'ensemble. Les artères sont pleines de monde, notamment le 16 septembre, jour de la fête nationale, où de nombreux tapatios (surnom des habitants de la ville) qui ne travaillent pas déambulent paresseusement, admirant les artistes qui se produisent dans les allées, ou goûtant goulûment au nombreuses spécialités salées ou sucrées, mais toujours bien grasses, vendues sur les trottoirs.






Les "murales" de Jose Clemente Orozco dans l'Hospicio Cabanas.








Changement d'environnement. Après la ville, direction la campagne. A quelques dizaines de kilomètres au sud de Guadalajara, on longe l'immense lac de Chapala situé au creux d'un immense plateau, puis la route s'élève encore un peu, jusqu'à plus de 2000 mètres, les feuillus laissent la place aux résineux et me mènent à Tapalpa. Tapalpa est une cité typique de la montagne mexicaine. Et sa vieille ville garde encore les caractères architecturaux d'une autre époque. Les rues sont pavées de pierres grises et toutes les maisons offrent la même esthétique. Sous une coiffe de tuiles, de magnifiques balcons de bois chapeautent des murs lisses, peints en blanc, avec à leurs pieds une épaisse bande rouge qui rappelle la couleur du toit. Se promener dans ces rues procure la sensation d'être comme immergé au sein de la culture provinciale mexicaine. Impression renforcée par le fait que ce jour là les habitants de Tapalpa fêtaient encore l'indépendance du pays avec défilé de chars supportant des tableaux créés par les élèves de la ville, narrant quelques fameux épisodes de l'histoire mexicaine, suivit d'une démonstration de danse traditionnelle sur la place centrale.