samedi 27 février 2016

Mercredi 24 février 2016


Au sud de Lima, le long de la côte, le désert continue. Pourtant, ceux qui pensent que le désert n’est qu’une vaste étendue monotone de sable, de roches et de poussières se trompent. J’arrive d’abord à la Reserva Nacional de Paracas, zone désertique bordée par l’océan Pacifique. Ici, l’ancienne activité volcanique a donné naissance à des roches grises ou jaunes, roses ou rouges. Le tout, rencontrant l’activité érosive de la mer et du vent donne naissance à quelques magnifiques plages.












A quelques encablures de là seulement, en direction du large, se trouvent les îles Ballestas. Ou comment payer pour se faire chier dessus par des volatiles. Ces îles constituent, en effet, une immense réserve d’oiseaux attirés par la profusion de poisson navigant dans les fraîches eaux voisines. Outre volatiles, on y trouve aussi des manchots et des lions de mers par milliers. Encore plus que leur nombre ou leur taille, ce sont les cris et les rugissements incessants de ces mammifères géants qui nous donnent l’impression d’être sur une autre planète. La quantité innombrable d’oiseaux présents sur ces îles, en fait un des principal site de production de guano, d’où le risque de se faire repeindre le crâne en les visitant.



El candelabro, gravé dans la montagne, et d'origine inconnue.








Encore un peu plus au sud, j’arrive dans la région d’Ica, où se trouve l’oasis d’Huacachina. A quelques kilomètres seulement de la ville, et au beau milieu d’un désert de sable se trouve cet oasis. Une grande eau verte cerclée de palmiers ( et d’hôtels à touristes ), dominée par quelques immenses dunes de sables, sur lesquelles on peut grimper pour les redescendre en surf ou juste pour admirer le soleil couchant.











On continue encore un peu plus vers le sud, toujours dans le désert, pour arriver à l’endroit sans doute le plus mythique de la région. Les lignes de Nazca sont connues dans le monde entier. Dessinées au milieu d’une immense étendue plane et rocailleuse, leur origine restent encore aujourd’hui un mystère. Elles sont tellement grandes qu’on ne peut les voir depuis le sol. Pour les admirer, la seule manière est de prendre du recul, à savoir monter à bord d’un petit avion, qui va faire quelques boucles pour que vous puissiez admirer les lignes. L’avion vole malheureusement assez haut (question de sécurité sûrement), et il est parfois un peu difficile de distinguer les dessins sans les indications du pilote. Alors, lorsqu’on prend des photos avec un appareil sans zoom, ça donne à peu près rien. Mais, du coup, on peut jouer à un petit jeu. Saurez-vous, dans ces images, distinguer...


Un astronaute

Un singe

Un colibri

Un condor


Un héron


mercredi 24 février 2016

Lundi 22 février 2016


A quelques 8 heures de route au nord de Lima, s’élève la Cordillera Blanca. Une chaîne de montagne, dont les neiges éternelles s’élèvent à plus de 6000 mètres. Huaraz est la capitale de la région, plutôt laide, la faute aux tremblements de terre. La beauté réside ici dans les sommets qui l’entoure. On prend tout de même du plaisir à se promener dans les ruelles du marché, au milieu des fruits et légumes colorées aux odeurs évocatrices, vendus par de petites femmes à la peau tannée, emmitouflées dans leurs tenues traditionnelles bariolées et abritées du soleil par de curieux chapeaux de feutre sombres et étrangement hauts. Je reste dans le coin une petite semaine, le temps de me faire quelques petites randonnées, dont une de trois jours, histoire de voir si je suis toujours en forme. Hélas, si mes mollets et mon souffle tiennent toujours le coup, c’est toujours la saison humide ici. Il fait donc beau le matin et le temps à tendance à se gâter dans l’après-midi, ce qui rend les excursions parfois quelque peu délicates et gâche certains panoramas…



















vendredi 19 février 2016

Jeudi 18 février 2016

Je suis arrivé à Lima par avion depuis Bogota. C’était la solution la plus simple et la plus rapide pour rejoindre la capitale péruvienne depuis la Colombie. Chaleureusement accueilli par Lynda, péruvienne née à Lima, je découvre une ville bouillonnante (au sens propre comme au sens figuré). Lima est située en plein désert et au niveau de la mer, c’est d’ailleurs la seule capitale du continent à border la grande bleue. Il y fait donc très chaud et le flot de circulation, ou plutôt de bouchons est couvert des cris de klaxons ininterrompus, des bus autant que des voitures, le tout sous une chape nuageuse permanente, dont on se demande si c’est de l’humidité ou juste du gaz carbonique en suspension au dessus de nos têtes. La ville de Lima n’est pas particulièrement jolie. Si ce n’est l’hyper centre, où quelques édifices ont miraculeusement survécu aux multiples tremblements de terre qui ont jalonné son histoire, l’esthétique est plutôt triste. Mais la ville étant une capitale elle offre tout de même son lot de surprises. Comme la vue depuis le Cerro San Cristobal où l’on peut « admirer » le centre de la cité, tout en réalisant qu’on est à la fois au bord de la mer et au beau milieu d’un désert particulièrement aride. Une ballade dans les quartiers chics de Miraflores ou de Barranco permet d’appréhender une autre facette de la ville, plus riche et plus occidentale, tout en longeant les plages que borde le Pacifique. On peut aussi se promener parmi les quelques espaces verts qui  jalonnent la capitale et observer les danseurs de salsa, traverser le quartier chinois et le marché qui le jouxte, noir de monde et fourmillant de produits les plus divers et variés, ou jouir du spectacle des fontaines éclairées à la nuit tombée…