jeudi 29 octobre 2015

Mardi 27 Octobre 2015


Entouré par d'anciens volcans ,le lac d'Atitlan est une des perles du Guatemala. Je me rends au sud du lac, dans la ville de Santiago de Atitlan. Après quelques tours de roues sur une route quelque peu chaotique (une heure et demie pour faire 40 km, quand même), j'arrive à Santiago, située aux pieds des volcans endormis (qu'on pourrait croire trop vieux, oui Seb). Toute en côtes et en descentes, la ville est constituée d'immeubles en son centre et de maisons dans sa périphérie, que l'on croirait montées les uns sur les autres, tellement ils laissent peu de place à une quelconque respiration visuelle. Les ruelles sont étroites et raides partant du haut des collines environnantes pour se jeter dans le lac, d'où partent les bateaux de pêches et de transports et où se baignent les enfants du coin.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
Antigua est une autre perle du territoire. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, cette ancienne cité coloniale est, de l'avis de tous, la plus belle ville du pays. Constituée de rues aux pavés (très) irréguliers, se coupant en angles droits, autour d'une grande place centrale carrée, elle est lotie de maisons peintes aux couleurs chaudes. Antigua est aussi célèbre pour ses nombreuses églises et couvents, qui sont à peu près tous en ruines suite à quelques féroces tremblements de terre qui ont émaillé la région. Mais la véritable star de la ville n'y réside pas. C'est l'immense volcan Agua, que l'on aperçoit depuis chaque coin de rue (ou presque), et qui domine l'agglomération, tel un ancien roi statufié, qui continuerait à surveiller ses sujets même après sa mort.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un des fameux bus guatémaltèques, bruyants, odorants, roulant à toute vitesse, mais tellement beau!
 
 

 



lundi 26 octobre 2015

Mercredi 21 Octobre 2015


Et une nouvelle frontière de franchie ! Encore une fois sans encombre. J'ai juste mis une bonne demi heure pour retrouver le reçu du paiement du permis de tourisme mexicain, nécessaire pour la sortie du pays. Il s'était égaré dans ma voiture, le vilain!
Mes premiers tours de roues en pays guatémaltèque me font vivre un notable changement de décor. Géographiquement, tout d'abord, ici, c'est la montagne qui prédomine. Elle est partout, haute, verte et abrupte, des plantations de café et de maïs s'accrochant à ses raides parois, et ses sommets ensevelis sous d'inquiétantes nappes de nuages grisâtres. Mais le changement est aussi économique. En entrant au Guatemala, on est clairement descendu d'un cran dans le niveau de vie. Si j'avais cru que les route mexicaines étaient mauvaises, c'est que je n'avais pas encore étrenné les guatémaltèques. Les trous sont nombreux et il est fréquent que la route soit recouverte de coulées de boue (il pleut beaucoup dans le coin) ou de rochers descendus de la montagne voir l'asphalte de plus près.
Les routes sont donc moins bien entretenues mais aussi bien plus sales, de nombreux déchets jonchent le sol et les décharges sauvages sont fréquentes faisant le bonheur des chiens errants. Les maisons qui bordent la route, lorsqu'elles ne sont tout simplement pas que des cabanes faites de tôles et de bâches en plastique, se résument à un empilement de moellons sans même une couche de peinture (comme il était fréquent au Mexique).
Ma première escale en pays guatémaltèque est Quetzaltenango, deuxième ville du pays, où je suis généreusement accueilli par Arnoldo, qui va prendre le temps de me faire visiter sa cité. Entre les bains d'eau chaude au milieu de la jungle, l'ancien volcan qui domine la ville, le marché central et la pierre noire en forme de tête humaine, où les chamanes du coin pratiquent la magie noire, invoquant des démons, on aura pas eu le temps de s'ennuyer.
 
 
 
 
 
 
 
 


Vient ensuite le tour de Chichicastenango (on est bel et bien au pays des noms à rallonge). Ville située au cœur de la montagne, elle est réputée pour son grand marché qui envahit le centre. Les stands sont montés, et démontés, à une vitesse hallucinante (j'ai pu voir, à la même place, trois stands différents, dans la même journée), faisant disparaître places et rues sous des montagnes de vêtements ou de tissus magnifiques aux couleurs éclatantes, de statuettes artisanales, de poulets fris ou de tortillas à la farine de maïs noire, aplaties à la main par des guatémaltèques en tenues traditionnelles devant vos yeux ébahis. Mais Chichicastenango, c'est aussi une façon bien particulière de vivre la religion catholique. Les églises, toutes de blanc vêtues, ont devant leurs portes et dans leur nef, des sortes d'autels où  croyants et chamanes viennent brûler leurs offrandes, cierges, plantes, nourritures et autres, provoquant un épais nuage de fumée noire qui rentre dans l'édifice. Je vous raconte pas l'odeur et la couleur des murs à l’intérieur ! Le cimetière, lui aussi, est remarquable. Les tombes sont toutes peintes de couleurs bariolées et parfois mieux entretenues que les maisons elles-mêmes.
 
 
 
 
 
Les chamanes devant l'église du cimetière.
 
 
 
 

dimanche 25 octobre 2015

Dimanche 18 octobre 2015



Après le Yucatan, direction plein sud vers l’État du Chiapas, qui doit me mener à la frontière guatémaltèque. Le changement s'opère, l’influence des caraïbes diminue au fur et à mesure que la route s'élève et que les courbes se resserrent. Le temps est toujours aussi chaud et humide, mais la jungle doit désormais s'accrocher à des pics montagneux, parfois particulièrement abruptes.
 
Ma première escale est Palenque, dont l'immense site archéologique me révèle ses nombreux monuments de calcaire blanc au milieu d'une sombre forêt tropicale. De grandes pyramides aux escaliers majestueux, de multiples temples dédiés à des divinités oubliées et un immense château dominé par une élégante tour, dans lequel on peut errer et remonter le temps l'espace d'une promenade.
 
 
 
 
 
 
 
 

Le lendemain, je prends le chemin de San Cristobal De Las Casas, au cœur du Chiapas, environ 250km de route. Malheureusement, à mi-chemin, alors que je m'étais arrêté faire le plein, la pompiste m'informe que la route menant à San Cristobal est fermée, bloquée par des Zapatistes. « Pour combien de temps ? » je lui demande dans mon espagnol de novice. « Ah bah on sait pas trop, ça peut durer 24 heures, une semaine ou un mois ! ». Heureusement, je n'étais pas tout seul dans la voiture, j'avais pris en stop deux touristes espagnols avec qui on a pu trouver un itinéraire bis à travers les montagnes du Chiapas pour déjouer les plans de l'armée zapatiste ! On est donc parti sur les petites routes (ou plutôt les chemins) de terre avec parfois plus de trous que de terre, à demander notre chemin à chaque village traversé (y a pas trop de signalisation dans le coin). Environ 6 heures de conduite pour faire 150 kilomètres au milieu de paysages magnifiques, composés de minuscules villages aux maisons de briques et de tôles, sertis de plantations de maïs et de douces forêts, le tout sur fond de sommets disparaissant sous le brouillard.
 
 
Berceau de la révolte zapatiste, San Cristobal De Las Casas est situé au cœur de l’état du Chiapas et de ses montagnes, où je retrouve, enfin, un peu de fraîcheur. La ville est à la fois touristique et dynamique, et de nombreux occidentaux viennent y habiter. Les rues et les marchés fourmillent de mayas en tenue traditionnelle, descendus de leurs hauteurs pour vendre tissus, vêtements, bijoux, fruits et légumes ou pains de maïs. Les maisons basses, coiffées de tuiles rouges, sont toutes peintes de multiples couleurs vives qui contrastent avec la grisaille d'un ciel empli de nuages. Et les quelques édifices qui parsèment le centre ville (surtout des églises) sont vraiment sublimes et font de chaque promenade, un véritable régal pour les yeux.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Avant de quitter le Chiapas, et le Mexique, je fais escale dans la jolie ville de Comitan De Dominguez, « pueblo magico », qui possède une place centrale de toute beauté !