samedi 28 novembre 2015

Mardi 24 novembre 2015


Dernière étape au Nicaragua, San Juan Del Sur borde la côte Pacifique. (Ancien) petit village, aujourd'hui envahit par les touristes, San Juan Del Sur est la destination privilégiée des surfers, jeunes, chevelus, musclés, se baladant la planche dans une main et la « cool-attitude » dans l'autre. La ville est petite, située au creux d'une magnifique crique en demi-lune bordée de vertes collines, dans laquelle mouillent quelques modestes bateaux. Et il suffit de faire quelques kilomètres le long de la côte sur des routes de terre pour trouver quelques plages aussi déserte que paradisiaques. Il fait tellement chaud, que l'on aimerait que l'eau soit un peu plus fraîche, histoire de descendre un peu en température. Mais bon, le plaisir de se baigner, et de jouer avec quelques grosses vagues dans ces lieux idylliques l'emporte.
 
 
 
 
 
 
 
 

lundi 23 novembre 2015

Vendredi 20 novembre 2015


Le Nicaragua est définitivement le pays des volcans. Après le Momotombo et les autres volcans de la région de Léon, je pars à la rencontre du volcan Masaya accessible par la route (pas folle la bête). Situé au cœur d'un parc national, on accède à son sommet en serpentant au milieu des débris de roches volcaniques sombres et acérés, contrastant avec les herbes hautes, jaunies par le soleil qui les entourent. La plupart des cratères sont endormis depuis longtemps, envahis par une végétation dense et sauvage. Il en reste un, pourtant, qui crache en permanence un épais nuage de vapeur acide et soufrée, qu'il n'est pas très agréable de respirer. Depuis les sommets, on peut admirer une vue magnifique sur le paysages environnants, dont le relief fut façonné par les activités sismiques et volcaniques passées.
 
 
 
 
 
 
 
 
La laguna de Apoyo, à quelques kilomètres de là
 
D'autres volcans impressionnants surgissent des tréfonds du lac Nicaragua, le plus grand du pays. C'est le cas notamment de l'île d'Ometepe, formée par deux cratères dépassant du niveau de l'eau, elle offre une vision assez féerique lorsqu'on l'aperçoit depuis la rive. Vision qu'il est bien difficile de capturer avec un simple appareil photo. Et on se demande comment certains ont pu avoir l'idée d'aller y habiter !
 
   
 
 
Les environs du lac Nicaragua :
 
 
 
 


 
La ville de Granada constitue une halte de choix au bord du lac Nicaragua. Sise au bas des volcans, les pieds dans l'eau, la cité regorge de monuments datant de l'époque coloniale tous plus impressionnants les uns que les autres. Et tous ces monuments sont dans un état remarquable, parce que particulièrement bien restaurés. Et c'est là que le bas blesse car, et je parle du centre ville, tout est très beau, très propre, les derniers coups de peinture parant les murs sont nets et sans bavure, les pavés de la chaussée parfaitement alignés et permettent aux touristes (moi le premier) de faire de jolis clichés, mais tout ça manque malheureusement un peu d'authenticité...


 
 
 
    
 
 
  
 
 

 

Et ici, même le cimetière est classe !


 

 

 

samedi 21 novembre 2015

Mercredi 18 novembre 2015


Après les montagnes, je descends vers le sud où m'attend une vaste plaine qui mène droit vers le Pacifique. Les virages disparaissent, laissant la place à de longues lignes droites, qui ne sont pas sans rappeler celles d'Amériques du nord. Cette vaste étendue, chauffée par le soleil, n'est altérée que par quelques volcans, dont les pentes abruptes et harmonieuses rompent avec la monotonie du paysage.
 
 
 


Je parcours la ville de Léon, une des grandes agglomération du pays, brûlante, colorée, grouillante de vie et pleine de touristes. Les rues longilignes sont bordées de maisons basses aux toits de tuiles, peintes de diverses couleur chatoyantes. Elles me mènent depuis des parcs de verdures aux dalles multicolores jusqu'aux églises baroques aux façades audacieuses.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Léon n'est qu'à quelques encablures du lac de Managua, dominé par l’impressionnant volcan Momotombo, dont les pentes régulières semblent se prolonger jusque sous la ligne des eaux d'une sérénité qui semble immuable. Calme apparent seulement, la colonne de fumée qui s'échappe en permanence du haut du cratère ne trompe personne...
 
 
Quand vous êtes à Léon et que vous avez trop chaud, vous faites quoi ? Et bien vous rouler 20 km et vous allez au bord de la mer ! La côte Pacifique découvre quelques superbes plages de sable gris, contrastant avec le bleu du ciel et l'éclat de la mer. Bordée de cocotiers, de paillotes et de quelques maisons de style, c'est l'endroit idéal pour une baignade rafraichissante.

 
 

mardi 17 novembre 2015

Vendredi 13 novembre 2015


Vous vous rappelez du film « Les Douze travaux d'Astérix », et de sa fameuse séquence dans la maison des fous, où les héros partent à la recherche du formulaire A-38 ? Et bien, j'ai un peu l'impression d'avoir vécu la même expérience lors de mon passage de la frontière Honduras/Nicaragua. Coté Honduras, d'abord, il faut aller à l'immigration pour obtenir le tampon de sortie du territoire. Puis on passe à la douane afin d'annuler le permis d'importation de véhicule contracté à l'entrée. Là, je peux quitter le Honduras, passer la frontière et me faire fouiller (très rapidement) la voiture par une douanière. Première étape, aller payer la fumigation du véhicule (obligatoire pour rentrer au Nicaragua, les bêtes du Honduras doivent être vraiment dangereuses...). Ensuite, direction l'immigration où l'employé m'informe que je dois payer un droit d'entrée réservé aux touristes (pourquoi pas), uniquement payable en dollars ! Je venais de changer mes lempiras en cordobas, mais je n'avais pas de dollars sur moi. Je me retrouve donc à faire le tour des vendeurs de devises pour trouver des dollars et revenir au bureau d'immigration payer ma quittance et recevoir mon précieux tampon. Je vais alors au bureau des douanes déclarer ma voiture. C'est gratuit et assez rapide, je dois quand même retourner à la frontière pour faire contresigner l'autorisation par la douanière qui avait fouillé le véhicule, et ramener la papier au bureau. Une fois tout ces papiers obtenus, je peux enfin aller au stand de fumigation (je n'avais jusque là que payé le droit de faire gazer ma voiture). Je remonte dans le carrosse et me dirige vers la barrière pour rentrer définitivement au Nicaragua... Mais je me fais stopper juste avant par un policier, qui m'explique que j'ai besoin d'une assurance auto, et m'envoie au vendeur juste à côté. Pendant que je contracte l'assurance (12 dollars pour un mois), une dame vient me voir et me dit que j'ai besoin d'une « contribucion especial » pour rentrer dans la région qui jouxte la frontière (1 dollar). Tampon, permis d'importation, fumigation, assurance, « contribucion especial », là je suis prêt à franchir la barrière, que je passe... Avant de me faire rattraper par un douanier, qui me demande gentiment mes papiers pour les vérifier. Et évidemment, il manquait un tampon sur un des papiers qu'il devait récupérer ! Heureusement, le douanier est gentiment parti voir son collègue pour faire estampiller lui-même le document, et j'ai enfin pu repartir.

Le Nicaragua parait moins montagneux que le Guatemala et moins tropical que le Honduras, le niveau de vie semble ici se situer entre les deux pays précités. Les routes principales sont très bonnes (chouette !), mais dès qu'on sort des centres villes, d'assez bonnes factures, des sortes de bidonvilles émergent au cœur de la forêt avec des maisons de parpaings ou de briques, au toit de tôle, sans porte ni fenêtre.

J'arrive par le nord ouest du pays, où les montagnes règnent encore en maître. J'emprunte la route du café qui serpente entre les arbres et les pâturages d'un vert ensoleillé, des chevaux et des vaches aux grandes oreilles broutent sur les bas-cotés. Je fais une pause à Ocotal, modeste cité située sur un vaste plateau bordé de quelques lointains sommets.