Mardi 15 septembre
Je continue ma route le
long de la côte Pacifique où, entre deux portions de forêt
tropicale, qui descend désormais jusqu'à la côte, se succèdent
petits ports de pêche et grandes agglomérations, comme scotchées
au front de mer. Certains de coins de civilisation paraissent vierges
de toute activité touristique, d'autres au contraire, se sont
clairement engagés dans cette voie, quitte à bétonner des
kilomètres de magnifiques plages. Ici, on a pas peur de construire
des immeubles de plusieurs dizaines de mètres (alors qu'il n'y en a
quasiment pas dans les autres villes mexicaines) au bord de l'eau afin de loger
les gringos qui viendront l'hiver dépenser leurs précieux dollars.
La ville de Mazaltan est
de celles-ci. Agglomération de 400 000 habitants, elle s'est
énormément développée grâce au tourisme et accueille des
américains l’hiver (la bonne saison) et des mexicains le
reste de l'année. Des dizaines de kilomètres de plages ont donc été
bétonnés masquant ainsi totalement l'océan pour quiconque y passe
en voiture. Heureusement, la vieille ville est restée préservée et
respire d'une ambiance bien plus authentique, avec ses rues pavées,
ses marchés, ses nombreuses églises et ses maisons à la fois
colorées et décrépies. Il faut juste faire avec la météo qui est
parfois compliquée : une chaleur de plomb l'après-midi, et le
soir des orages qui transforment les rues en rivières. Je suis ainsi
rentré un soir à l’hôtel en traversant des rues avec de l'eau
jusqu'aux genoux !
| si vous regardez bien vous verrez un homme tout en haut du rocher, qui s’apprête à plonger dans l'eau ! |
Le village de San Blas
est lui, bien plus modeste. Village de pêcheur, il s'est ouvert au
tourisme, mais de façon bien plus mesurée. Il conserve ainsi ses
plages immenses de sable gris où, défiant les vagues du regard, les
restaurateurs locaux installent des paillotes pour que le touriste du
jour puisse y déguster quelques camarones (crevettes) ou du
poisson fraîchement pêché.
Bonjour François,
RépondreSupprimerça fait vraiment envie toutes ces photos; tu en prends vraiment plein les yeux.
Et avec les autochtones?