mardi 17 novembre 2015

Vendredi 13 novembre 2015


Vous vous rappelez du film « Les Douze travaux d'Astérix », et de sa fameuse séquence dans la maison des fous, où les héros partent à la recherche du formulaire A-38 ? Et bien, j'ai un peu l'impression d'avoir vécu la même expérience lors de mon passage de la frontière Honduras/Nicaragua. Coté Honduras, d'abord, il faut aller à l'immigration pour obtenir le tampon de sortie du territoire. Puis on passe à la douane afin d'annuler le permis d'importation de véhicule contracté à l'entrée. Là, je peux quitter le Honduras, passer la frontière et me faire fouiller (très rapidement) la voiture par une douanière. Première étape, aller payer la fumigation du véhicule (obligatoire pour rentrer au Nicaragua, les bêtes du Honduras doivent être vraiment dangereuses...). Ensuite, direction l'immigration où l'employé m'informe que je dois payer un droit d'entrée réservé aux touristes (pourquoi pas), uniquement payable en dollars ! Je venais de changer mes lempiras en cordobas, mais je n'avais pas de dollars sur moi. Je me retrouve donc à faire le tour des vendeurs de devises pour trouver des dollars et revenir au bureau d'immigration payer ma quittance et recevoir mon précieux tampon. Je vais alors au bureau des douanes déclarer ma voiture. C'est gratuit et assez rapide, je dois quand même retourner à la frontière pour faire contresigner l'autorisation par la douanière qui avait fouillé le véhicule, et ramener la papier au bureau. Une fois tout ces papiers obtenus, je peux enfin aller au stand de fumigation (je n'avais jusque là que payé le droit de faire gazer ma voiture). Je remonte dans le carrosse et me dirige vers la barrière pour rentrer définitivement au Nicaragua... Mais je me fais stopper juste avant par un policier, qui m'explique que j'ai besoin d'une assurance auto, et m'envoie au vendeur juste à côté. Pendant que je contracte l'assurance (12 dollars pour un mois), une dame vient me voir et me dit que j'ai besoin d'une « contribucion especial » pour rentrer dans la région qui jouxte la frontière (1 dollar). Tampon, permis d'importation, fumigation, assurance, « contribucion especial », là je suis prêt à franchir la barrière, que je passe... Avant de me faire rattraper par un douanier, qui me demande gentiment mes papiers pour les vérifier. Et évidemment, il manquait un tampon sur un des papiers qu'il devait récupérer ! Heureusement, le douanier est gentiment parti voir son collègue pour faire estampiller lui-même le document, et j'ai enfin pu repartir.

Le Nicaragua parait moins montagneux que le Guatemala et moins tropical que le Honduras, le niveau de vie semble ici se situer entre les deux pays précités. Les routes principales sont très bonnes (chouette !), mais dès qu'on sort des centres villes, d'assez bonnes factures, des sortes de bidonvilles émergent au cœur de la forêt avec des maisons de parpaings ou de briques, au toit de tôle, sans porte ni fenêtre.

J'arrive par le nord ouest du pays, où les montagnes règnent encore en maître. J'emprunte la route du café qui serpente entre les arbres et les pâturages d'un vert ensoleillé, des chevaux et des vaches aux grandes oreilles broutent sur les bas-cotés. Je fais une pause à Ocotal, modeste cité située sur un vaste plateau bordé de quelques lointains sommets.

 
 
 
 
 
 
 

1 commentaire:

  1. J'adore l'épisode de la Douane. Si toutes les passages de frontière sont de cet ordre, tu vas finir sans un peso en poche. :-)

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