Vendredi 13 novembre 2015
Vous vous rappelez du
film « Les Douze travaux d'Astérix », et de sa fameuse
séquence dans la maison des fous, où les héros partent à la
recherche du formulaire A-38 ? Et bien, j'ai un peu l'impression
d'avoir vécu la même expérience lors de mon passage de la
frontière Honduras/Nicaragua. Coté Honduras, d'abord, il faut aller
à l'immigration pour obtenir le tampon de sortie du territoire. Puis
on passe à la douane afin d'annuler le permis d'importation de
véhicule contracté à l'entrée. Là, je peux quitter le Honduras, passer la frontière
et me faire fouiller (très rapidement) la voiture par une douanière. Première étape, aller payer la
fumigation du véhicule (obligatoire pour rentrer au Nicaragua, les
bêtes du Honduras doivent être vraiment dangereuses...). Ensuite,
direction l'immigration où l'employé m'informe que je dois payer un
droit d'entrée réservé aux touristes (pourquoi pas), uniquement
payable en dollars ! Je venais de changer mes lempiras en
cordobas, mais je n'avais pas de dollars sur moi. Je me retrouve donc
à faire le tour des vendeurs de devises pour trouver des dollars et
revenir au bureau d'immigration payer ma quittance et recevoir mon
précieux tampon. Je vais alors au bureau des douanes déclarer ma
voiture. C'est gratuit et assez rapide, je dois quand même retourner
à la frontière pour faire contresigner l'autorisation par la
douanière qui avait fouillé le véhicule, et ramener la papier au
bureau. Une fois tout ces papiers obtenus, je peux enfin aller au
stand de fumigation (je n'avais jusque là que payé le droit de
faire gazer ma voiture). Je remonte dans le carrosse et me dirige
vers la barrière pour rentrer définitivement au Nicaragua... Mais
je me fais stopper juste avant par un policier, qui m'explique que
j'ai besoin d'une assurance auto, et m'envoie au vendeur juste à
côté. Pendant que je contracte l'assurance (12 dollars pour un
mois), une dame vient me voir et me dit que j'ai besoin d'une
« contribucion especial » pour rentrer dans la région
qui jouxte la frontière (1 dollar). Tampon, permis d'importation,
fumigation, assurance, « contribucion especial », là je
suis prêt à franchir la barrière, que je passe... Avant de me
faire rattraper par un douanier, qui me demande gentiment mes papiers
pour les vérifier. Et évidemment, il manquait un tampon sur un des
papiers qu'il devait récupérer ! Heureusement, le douanier est
gentiment parti voir son collègue pour faire estampiller lui-même
le document, et j'ai enfin pu repartir.
Le Nicaragua parait moins
montagneux que le Guatemala et moins tropical que le Honduras, le
niveau de vie semble ici se situer entre les deux pays précités. Les
routes principales sont très bonnes (chouette !), mais dès
qu'on sort des centres villes, d'assez bonnes factures, des sortes de
bidonvilles émergent au cœur de la forêt avec des maisons de
parpaings ou de briques, au toit de tôle, sans porte ni fenêtre.
J'arrive par le nord
ouest du pays, où les montagnes règnent encore en maître.
J'emprunte la route du café qui serpente entre les arbres et les
pâturages d'un vert ensoleillé, des chevaux et des vaches aux
grandes oreilles broutent sur les bas-cotés. Je fais une pause à
Ocotal, modeste cité située sur un vaste plateau bordé de quelques
lointains sommets.
J'adore l'épisode de la Douane. Si toutes les passages de frontière sont de cet ordre, tu vas finir sans un peso en poche. :-)
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