dimanche 10 avril 2016

Dimanche 3 avril

A peine quelques jours passés en Bolivie, et Seb me rejoint à Cochabamba. Située au centre du pays, cette grande ville va être notre point de départ pour un tour du sud-ouest de la Bolivie, pendant un peu plus de deux semaines. Troisième plus grande ville de Bolivie, l’esthétique de Cochabamba n’a rien de remarquable, si ce n’est une grande place centrale ombragée et surtout l’immense statue blanche du Christ qui domine la ville. Non, les points d’intérêt se situent dans les collines qui bordent la cité.







En effet, à quelques dizaines de kilomètres (et quelques heures de bus)  de là, se trouve le parc de Torotoro. Avec un nom digne d’un film de Myazaki, ce parc perdu au milieu de collines arides révèle des montagnes plissées par le mouvement des plaques tectoniques, à tel point qu’elles ondulent littéralement au-dessus des paysages. Leurs couleurs roses et grisées contrastent à merveille avec le vert et le jaune des prairies autant qu’avec l’azur du ciel. Ces montagnes sont truffées de grottes que la lumière du soleil transforme en cathédrales. Au creux de celles-ci serpente un immense canyon de calcaire où nichent quelques rares oiseaux et où ondule une eau pure et fragile. Elles sont également le témoin du passage de dinosaures dont les traces de pas gravés dans la roche démontrent à quel point les monstres du crétacé  étaient gigantesques.











Après le parc national de Torotoro, nous nous rendons à Sucre. La capitale constitutionnelle de la Bolivie est riche d’un passé colonial qui a laissé de nombreuses traces dans le centre ville. L’influence espagnole est omniprésente, autant dans l’architecture baroque des bâtisses et des églises que dans leur couleur, d’un blanc immaculé. Capitale du chocolat bolivien, on en profitera pour déguster quelques délicieux… empanadas de carne bolivianos-bretons !













C’est ensuite au tour de Potosi de nous accueillir. Ancienne capitale du nouveau monde (n’ayons pas peur des mots employés par les autochtones), grâce aux réserves presque infinies de minerai d’argent enfouies au creux de la montagne qui la domine. La ville fut une des plus peuplées d’Amérique à l’époque où les pesos qu’elle frappait circulaient dans le monde entier. Aujourd’hui, les pesos ne valent même plus leur poids en nickel et la montagne percée de tunnels depuis près de quatre siècles menace de s’effondrer. Reste un centre ville témoin de cette époque faste, où les bâtisses bourgeoises couleurs pastels contrastent à merveille avec les couleurs chaudes de la montagne, sous un ciel électrisé par les quelques 4000m d’altitude.









Seb, heureux mêmeà la mine!







Nous nous rendons ensuite à Tupiza, dans le sud de la Bolivie, histoire d’admirer des deux perles du pays, à savoir le sud Lipez et le salar d’Uyuni. Tupiza est une petite localité nichée au creux d’un désert aux roches multicolores, qui vont du rouge au beige en passant par le rose et l’orangé, ou bien du blanc au noir jusqu´au gris doré par les derniers rayons du soleil.







 Ces nombreuses formations rocheuses au formes audacieuses ciselées par le travail du vent et de la pluie entourent la ville et bordent nos premiers kilomètres de 4x4 (on ne se refuse rien) en direction de l’Altiplano. La piste passe fièrement et au beau milieu des troupeaux de lamas et d’alpagas, non sans troubler quelques vigognes sauvages, qui paissaient là tranquillement. Les quelques rares et courtes herbes  qui poussent ici donnent quelques couleurs au paysage, toujours dominé par des sommets aussi pelés qu’inaccessibles.












Le deuxième jour est consacré aux lacs d’altitude qui parsèment la région. Chacun portant la couleur que ses eaux nous renvoie, roja, verde ou blanca... Ajoutez à cela une petite baignade dans des eaux chauffées par une activité volcanique sous-terraine omniprésente dans ces contrées, et vous comprendrez bien que notre repos  vespéral fut bien mérité.


















Le troisième jour nous aura vu affronter des contrées bien plus rocailleuses. « La ciudad de piedras » est une immense formation de roches où l’érosion a creusé avenues, rues et ruelles. On peut s’y promener, passer ou grimper de l’une à l’autre et  imaginer quelle forme réelle ou imaginaires le temps a donné à ces concrétions minérales.
















Toutes ces pérégrinations pour finalement arriver au salar d’Uyuni. Quelques millions d’années d’attente pour engendrer une mer de sel d’une blancheur et d’une rectitude indécente. Les levers et couchers de soleil y sont particulièrement remarquables. Mais c’est surtout en pleine journée, lorsque l’on se retrouve au beau milieu de cette immense étendue plane et blanche, éblouit par le soleil, sans autre issue que la blancheur incandescente de la mer de sel ou que de l’azur du ciel, que l’on semble bien perdu au milieu d’une autre dimension.








Seb, qui fait le malin...







Pour nous remettre de toutes ces émotions visuelles, rien de tel qu’une retraite de quelques jours dans un coin  de la Bolivie où seules les montagnes nous répondront, le Sajama. Situé à la frontière du Chili, ce volcan au cône presque parfait domine un plateau, où les montagnes entourent une nature aride mais variée et où l’altitude (on est à plus de 4300m quand même) offre certaines lumières qui n’existent qu’ici.

















2 commentaires:

  1. WOUAOUUUUHHHH ! Grandiose.

    Merci pour le dépaysement.

    Profitez !

    RépondreSupprimer
  2. Ça me dit vaguement quelque chose...

    J'ai l'impression d'avoir vu quasiment la même chose... mais avec une tête de con devant... Un gars qui essayait de cacher sa sale tête sous une grosse barbe...

    Mais ton voyage a toi, il avait l'air drôlement chouette par contre.

    Bonne continuation et a bientôt mec.

    Le bisou

    RépondreSupprimer