mercredi 27 janvier 2016

Mardi 26 janvier 2016


Situé entre Manizales et Salento, Le Parc National de Los Nevados et ses paysages, m'avaient été vivement recommandés par plusieurs voyageurs rencontrés sur la route. Je décide donc d'aller y faire une « petite » excursion. L'auberge où je suis installé à Salento me conseille un guide, et après une rapide réunion de préparation (« on va aller toucher la neige ! », « ça fait pas un peu haut ? », « mais non, et puis c'est une aventure ! ») et un court transit en jeep, nous voilà parti pour 3 jours et 2 nuits de randonnées dans la montagne.
Je me doutais que ça allait être dur, mais pas comme ça. Le premier jour surtout, avec le gros sac sur le dos, on a marché, que dis-je, grimpé 17km pour passer de 2400m à 3800m ! Le tout en seulement 7h30 ! C'est au cours de ce type de randonnée qu'on arrête de regarder le paysage et surtout,  on évite de regarder en face la prochaine épingle, qui va inévitablement nous ramener à une nouvelle épingle qui monte tout autant, voire plus que la précédente. Alors, on regarde ses pieds, on débranche le cerveau et on laisse seulement allumé la fonction « un pied devant l'autre ». Felipe, mon guide, champion de trail running de son état (il avait oublié de me préciser ça avant le départ), semblait courir et moi ramper. Mais bon, après quelques heures de souffrance, on a enfin pu apprécier la récompense si durement acquise (sinon ce serait du simple masochisme). Dépassant les vallées abruptes, débordant les forêts inextricables, on arrive sur un vaste plateau truffé d'une végétation basse, mais foisonnante, unique en son genre, composée en grande partie de frailejones, sortes de mini-palmiers de montagne qui ne poussent qu'ici. Et l'on découvre au loin les fermes qui vont nous accueillir pour la nuit au sein de leur écrin de sommets, culminants pour la plupart à plus de 5000 mètres d'altitude.
 
Au départ, c'est plat.
 
 
Des ponts à la Indiana Jones!
 
 
 
 
 
 
 
Notre maison pour la nuit.


Après une bonne nuit de sommeil, et quelques bons plats rustiques concoctés par la maîtresse de maison, on repart pour une nouvelle journée de marche. Au menu l'ascension du Pic de Tolima, rien que ça ! On commence par une balade au milieu d'une véritable forêt de frailejones, qui ont envahit cette immense vallée veinée de quelques minuscules canyons formés par la fonte des neiges. Puis, le chemin grimpe, la végétation disparaît petit à petit et c'est au tour des roches de faire parler d'elles. Ancien volcan, le Tolima est pavé de pierres aux couleurs changeantes et parfois surprenantes. On passe du gris au jaune et du noir à l'orange. Ensuite, c'est le sentier qui disparaît, et la randonnée s'apparente de plus en plus à de l'escalade. Et après 5 bonnes heures de grimpette, on atteint la limite de la neige éternelle, à près de 5000m, où il devient impossible de s'aventurer sans équipement approprié. La vue, depuis là-haut, sur les différents sommets du parc de Los Nevados est grandiose. Après quelques longues minutes de félicité, il est tend de redescendre par un autre chemin. Celui-ci nous fait croiser la carcasse d'un vieil avion de transport de cocaïne, échoué au milieu de la montagne depuis plusieurs années. Des paysages absolument lunaires nous accompagnent jusqu'à ce que l'on retrouve les étendues de frailejones. Puis, on redescend tranquillement vers notre ferme/refuge où nous attendent galettes de maïs, chocolat chaud et douche froide.
 
Les premiers rayons de soleil du matin.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 


Le lendemain, c'est le temps de la redescente, plus aisée, mais pas moins douloureuses (rapport aux ampoules provoquées par des chaussures un poil trop petites). Environ 8 heures de marche, qui nous ferons quitter le plateau, passant par quelques paysages alpestres, retrouvant la forêt touffue avant de déboucher finalement sur la superbe vallée de Cocora, célèbre pour ses hauts palmiers de cire dont on se demande bien ce qu'ils font plantés là, au milieu de ces collines abruptes et verdoyantes.
 
 
La descente qui nous attend.
 
 
 
 
 
 


4 commentaires:

  1. Bonjour François,
    Sympa le treportage! On te voit enfin en photo. Bonne nouvelle : on te reconnaît!!!
    Tu dois avoir des mollets en béton maintenant...
    Au fait, depuis que tu as vendu ta voiture, comment te déplaces-tu? Bus, taxi.....?

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    1. A pieds, avec mes mollets en béton! Et sinon en bus essentiellement, avec un petit coup de taxi de temps en temps.

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  2. Merci François, voilà un très bel épisode avec de la sueur, du suspense, un avion de contrebande, de magnifiques paysages et même toi en photo !

    Chouette :-)

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  3. "il est tend de redescendre par un autre chemin"

    Alors la... Soit t'es vraiment fatigué, soit il restait un peu de cocaïne au fond de l'avion...

    Au fait tu m'as fait peur avec tes treks, je viens plus !!!

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