mardi 17 mai 2016

Dimanche 8 mai 2016


C’est sur l’ile de Chiloé que  débute mon aventure au sud du Chili. La plus grande île du pays offre de nombreux paysages vallonnés  emplis de prairies et de denses forêts qui s’étendent jusqu’au bord de l’océan, où de longues plages délivrent un terrain de jeux idéal à des nuées d’oiseaux aussi vastes que difficilement identifiables. Les villes qui bordent la côte sont, avant tout, des villes de pêcheurs, dont les maisons colorées avancent, du haut de leurs pilotis, sur une eau sombre et froide, jusqu’où des lions de mer viennent se régaler des restes de poisson que leur offrent les autochtones.















De l’autre côté du bras de mer, sur le continent, commence l’immense et sauvage Patagonie. Au menu, des montagnes abruptes qui bordent une eau étrangement calme, des volcans aux cratères fumants et enneigés, des fjords et des lacs gigantesques qui obligent le voyageur à naviguer sur des ferrys s’il veut avancer et des forêts sombres, impénétrables, qui semblent infinies. Le tout sous un soleil dont la lumière blanche et blafarde ne semble être que le résultat de tous les efforts fournis pour rejoindre un zénith qu’il n’atteindra jamais.











La petite ville de Chaiten fut presque entièrement détruite par une éruption volcanique en 2008.  Déclarée ville morte par le gouvernement, une partie des habitants est restée et reconstruit peu à peu la cité sous l’œil menaçant du cratère encore fumant qui a presque causé sa perte. Pourtant, Chaiten possède de nombreux attraits. Au bord d’une mer calme, car protégée par l’ile de Chiloé, dans laquelle on peut observer des dauphins depuis de superbes plages de sable gris et au milieu de vastes forets presque impénétrables, Chaiten est surplombée de courtes montagnes anthracites et de magnifiques volcans. Du coup, on oublie assez vite le paysage de désolation et la reconstruction à la va-vite résultant de la catastrophe de 2008.












vendredi 13 mai 2016

Samedi 29 avril 2016



Au sud de Santiago, s’étend la région des lacs. Les latitudes s’élèvent, l’air se rafraichit et on commence à sentir qu’on se rapproche lentement mais sûrement du pôle. Le paysage reste plat, parsemé de plaines étrangement calmes et de sombres forêts, qui entourent d’immenses lacs emplis d’une eau pure et transparente. Heureusement, les montagnes sont là pour rompre la monotonie. Sous le lointain regard des sommets de la cordillère, ces volcans aux formes coniques quasi-parfaites dominent les plates eaux et donnent lieux à quelques merveilleux échanges avec la lumière du soleil.
La ville de Pucon, située au bord du lac Villarica aux sombres plages de sable gris est dominé par un volcan au cratère enneigé, dont le sommet recrache en permanence un nuage de fumée aussi immense qu’inquiétant.





Le parc national de Huerquehue, à quelques encablures de Pucon :








Un peu plus au sud, Puerto Varas reprend les mêmes ingrédients. Un vaste lac, surplombé par deux immenses volcans aux sommets enneigés. Mais la cité, ici, possède plus de charme. Posée sur de courtes collines qui plongent vers les eaux, elle est constituée de vieilles maisons de bois à l’architecture clairement inspirée par l’ancienne colonisation allemande. On se croirait parfois au bord de quelque lac suisso-germanique, les volcans en plus.

















vendredi 6 mai 2016

Jeudi 28 avril 2016


Après le charme bigarré des collines de Valparaiso, la capitale Santiago parait un peu fade. Certes, la ville est immense, et propose tout ce que peut proposer une capitale, des espaces verts, de hauts buildings et des quartiers plus vivants ou bien résidentiels. Son défaut, pour le touriste s’entend, est d’être trop occidentale. En effet, autant dans l’architecture que dans les magasins jalonnant les rues, dans la population et dans sa manière de se comporter ou de s’habiller, on pourrait se croire dans n’importe quelle grande ville européenne. On repassera pour le dépaysement… Restent quelques pâtés de maisons, où les habitations ressemblent étrangement à quelques châteaux moyenâgeux et bien sûr, la vue quasi-permanente sur la cordillère des Andes et ses crêtes enneigées.